Pub

PAIENS

Présentation




pagan page




I am thy mate, I am thy man
Goat of thy flock
I am gold, I am God
Flesh to thy bone, flower to the rod
With hoofs of stell, I race to the rocks
Through solstice stubborn, to Equinox
And I rape; and I rend
Everlasting, world without end
Manekin, maiden, maenad, man
In the might of Pan!


A.C.

S'il est peu aisé de définir ce qu'est aujourd'hui le paganisme, on peut néanmoins en dire qu'il s'agit d'une mouvance aux frontières de la philosophie et de la religion qui se donne comme une autre approche de la spiritualité. Le paganisme moderne ou "neo-paganisme" a peu en commun avec le paganisme antique et il fût certainement très différent de ce dernier ne serait-ce qu'en raison du travail du temps et pas seulement en raison de son érosion causée par la christianisation des peuples européens. Sa nature très composite tient à la fois du polythéïsme, du panthéïsme, de l'animisme, de la sorcellerie et du chamanisme, de la magie tout autant que d'une forme de gnose qui se nourrit d'une relation très particulière à la nature et aux forces et esprits qui habitent ses manifestations. La nature y est personifiée sous la forme de la Déesse couronnée du croissant de lune et de son époux cornu souvent représenté sous les traits du Dieu Cernûnnos dans lequel de nombreux adeptes reconnaissent le grand Pan. Ces divinités sont en fait moins des personnes que des métaphores symbolisant les forces naturelles et les cycles de la vie.

Apparu au cours du XIXème siècle, fruit des illuminations de praticiens de cultes magiques ou de la sorcellerie parmi lesquels Aleister Crowley, Gerald Gardner, Alexandre Sanders, le neo-paganisme se nourrit du romantisme et se ressource dans les découvertes archéologiques qui restituent peu à peu l'histoire antique, ses cosmogonies et ses cultes. Les chantres du neo-paganisme, qu'ils fussent des chercheurs passionnés quoiqu'honnêtes ou d'insolents provocateurs posent alors les bases de ce qui deviendra un paganisme moderne, agrégat de croyances variées et de philosophies diverses puisant leurs motivations dans un grand nombre de traditions pour former ses valeurs, ses codes et ses rituels.

On doit admettre qu'il n'existe pas de véritable continuité entre le paganisme ancien et le moderne. Tout au plus reconnaîtra-t-on le visage de certaines divinités comme ressuscitées d'un oubli dans lequel les avait jetées le christianisme triomphant quand il n'avaient pas fait d'elles des entités démoniaques pour en détourner les peuples qui leur rendaient encore un culte. Pan prenait alors les traits du diable et les fées et les esprits de la nature ceux des incubes et des succubes qui possédaient les sorcières qu'on brûlait vives pour l'exemple. De ces temps d'une rare violence de la toute fin du moyen-âge jusqu'à la fin du siècle dit des lumières, les féministes des années soixante feront les "burning times" bien après que Jules Michelet ait proclamé l'indignité de l'église romaine dans son oeuvre "La sorcière".

Des symboles qui tissent un lien ténu entre les différentes formes du paganisme actuel, on peut citer le pentagramme, symbole de la gnose et du pouvoir magique, et la roue de l'année ("Wheel of the Year") où s'inscrivent les temps rituels lors desquels les païens donnent leurs festivités en l'honneur de la Déesse Lunaire et du Dieu cornu, Samhain (Halloween') marquant le commencement de l'année, Imbolg, Beltane et Lughnasadh.

Ce groupe païen se donne comme objectif de discuter de tout cela pour que tout un chacun puisse se construire une représentation plus affinée d'un mouvement en évolution, grandissant, qui plus qu'un simple rejet des dogmes des religions monothéïstes dominantes se construit comme une nouvelle spiritualité.

A la recherche de Greenman

Greenman s'inscrit dans bon nombre de textes et de noms d'images. L'héritage du paganisme antique et de sa transmission au cours de siècles de christianisation est encore bien présent dans la noosphère. L'art médiéval n'avait pas fait l'économie de cette représentation ésotérique du dieu Pan. L'Europe des églises romanes et des cathédrales des temps de l'art gothique sculpta dans ses murs la représentation du génie des forêts, maître de la végétation foisonnante en perpétuel renouvellement. Il s'agissait alors d'inviter une population encore attachée à des croyances ancestrales à reconnaître dans la majesté de la maison de "Dieu" une aimable attention en provenance du clergé de la nouvelle religion. Il était en effet de toute première importance pour les évêques de convier les âmes d'un "peuple-enfant" à la messe pour qu'elles communient dans la vénération et l'amour d'un "Christ-Dieu" désormais devenu l'unique alternative au salut promis par lui dans les évangiles. Ainsi pensaient-ils, en substituant un sens nouveau à toutes les fêtes solaires honorées par la "vieille religion", et par la représentation de la vertu et des valeurs partagées sous la forme des "saints" tout revêtus de symboles et d'humanité et dont le regard bienveillant et serein coule au-dessus des fidèles assemblés dans les nefs, inspirer l'illusion que l'eucharistie était telle un rite sylvestre dispensateur de fécondité et de félicité sinon en ce monde, certainement dans l'au-delà de la mort. Greenman est de ces déïtés auquel le "peuple-enfant" rendait un culte fervent sans doute motivé par le besoin évident de favoriser le travail de la nature à une époque où comme le faisait remarquer Georges Duby, compter sur le produit de la terre était on ne peut plus hasardeux.

quelques liens :

mikeharding.co.uk : The Mystery of The Greenman, où on verra un nombre impressionnant de représentations de cette déïté de l'univers païen qui inspireront probablement le sentiment, étrange parfois, de son pouvoir encore bien vivace dans notre inconscient : "Christianity today is strictly monotheistic, since the Reformation even the Saints and the Virgin Mary have been consigned to a lesser circle of the pantheon. It is possible (though no documentary evidence yet exists to support this idea) that no such clear definition existed before the fifteenth century and that in order to get followers of 'the Old Religion' into church, cult figures such as the Green man were brought into the Churches."

On trouve entre autres choses plutôt intéressantes une statistique relative à la "floraison" des représentations du greenman dans les lieux de culte chrétiens : "The Green Man goes to church"





Salut à vous païens de GA. Au moment où la peur fait s'éteindre les lumières, allumons les nôtres. Une , deux, trois... cinq bougies pour célébrer Imbolc, pour en finir avec l'hiver qui s'est emparé des esprits et des coeurs, pour conjurer le froid, balayer la peur et bénir les jours qui s'allongent et nous mènent au printemps.




Que la Force soit avec vous.


Le Grand Pan est vivant !


Entre traditions et modernité nous avons traversé le millénaire en chevauchant le dragon. Nous avons entendu l'appel des Seigneurs des quatre piliers et tracé le cercle autour de nous. Pour nous tout est humain, tout est esprit, et nos enchantements sont pour l'ennoblissement du monde. Comme avant nous dansons sous la Lune pour faire venir la pluie et l'internet aujourd'hui nous dit à chaque instant que nous sommes vivants et nombreux. Nous adorons le Chaos et la puissance des nombres, nous sommes les humains de nos animaux, les compagnons des arbres, le désir des fleurs et le miroir du ciel. Nous lisons dans les nuages, soignons avec les plantes et savons le mystère des lieux où se manifestent les Fées. Nous sommes aussi des milliards.

Le retour du Grand Pan a sonné. Paiens levez-vous !



Ce qu'est le paganisme
Pour être plus au fait, c'est parler de neo-paganisme qui apparaît plus approprié. Ceci dit, ce mouvement apparu au XVIIIème siècle qui s'étoffa durant le XIXème est caractérisé par la résurgence des cultes européens antiques. En cela et dans son ensemble, ce mouvement est synchrétique. Prises chacunes individuellement, ses formes sont elles-aussi des synchrétismes car elles agrègent des spiritualités, croyances et/ou philosophies d'origines très diverses. Les thèmes principaux et récurrents sont :
  • l'affranchissement du dictact des monothéïsmes et la remise en question des doxa qui en sont issues
  • le retour à une vénération de la Terre et des manifestations de la vie
  • "fais ce que tu veux, ne nuit à personne"
Ce que le paganisme n'est pas
Contrairement à la rumeur que colportent beaucoup de chrétiens ou autres personnes peu ou mal informées :
  • le paganisme n'est pas l'athéïsme
  • le païen n'est pas un mécréant
  • le paganisme n'est ni une spiritualité "de droite", ni de gauche"


(Témoignage d'un neo-païen du web - à méditer)

Communauté, Communautarisme, Tribus, Néo paganisme


"Il n'est pas nouveau d'affirmer que le plus grand danger du néo-paganisme est de tomber dans une vision réductrice, exclusive et raciste du monde. Dans la quête de racines, qu'elles soient culturelles voire religieuse, il y a la tentation d'exclure "l'autre ", celui qui n'a pas les mêmes origines, les mêmes racines.

Beaucoup de celtisants, et de nordisants sont tombés dans ce travers nauséabond et jettent un voile obscur et tenace sur l'ensemble des tendances néo-païennes.
L'idée même de " communauté païenne " me gène, parce qu'elle implique une " solidarité " de membres que je suis loin de partager. Je ne me sentirais jamais solidaire d'un païen d'extrême droite sous prétexte que nous avons une vague parenté religieuse. Est ce mon naturel individualisme qui parle, ou simplement que ma vision du monde est incompatible avec un quelconque repli identitaire, qu'il soit politique, ethnique ou religieux ?
Ce qui me gène dans les revendications identitaires de certains groupes païens, c'est que les " races " celtes et germaniques n'en sont pas, ce sont des peuples, des ethnies diluées dans le chaudron de l'Europe sous la poussière des siècles.
La notion de peuple français m'est d'ailleurs tout aussi étrangère, tant le mélange des sangs court et bouillonne dans nos veines…en tant que français, je suis de sang gallo-latino-germano-indeterminé, de culture gréco-latine, baigné de judéo-christianisme et mon paganisme n'est pas forcément à contrario de tout cet héritage.
En tant qu'être humain possédant un cerveau en état de marche, je rejette nécessairement une part de cet héritage, celle qui ne correspond pas à ma vision du monde et de moi-même. J'exècre l'église catholique et la protestante pour leur manque flagrant d'exemplarité, leurs compromissions avec les pouvoirs en place, le sang qu'elles ont répandu au long de l'histoire. Mais je ne hais point le chrétien d'être chrétien, ou le musulman d'être musulman, grand bien leur fasse ! Mes conceptions politiques me font prendre aussi avec des pincettes la notion d'Etat hérité de notre culture latine, mais je ne suis pas non plus un nostalgique arriéré des systèmes tribaux antérieurs. A dire vrai je réfléchis plus sur moi même que sur le monde qui m'entoure, c'est ma limite….je ne propose rien à la place de ce que je voudrais voir détruit…
En définitive il est difficile de trouver sa place entre les deux extrêmes que sont le repli communautaire et la tolérance absolue et bien pensante, dégoulinante de conformisme. La mondialisation me paraît tout aussi abjecte que les exactions des groupes ethniques divers, et les démocraties occidentales me semblent bien malades, voire corrompues.

En l'état actuel des choses, le seul repli que je me permette est celui sur ma " tribu privée ", composée de ceux qui partagent suffisamment de valeurs avec moi, lesquelles sont assez larges pour englober nombre de confessions.
La seule " paganitude " n'étant pas suffisante en l'occurrence tant l'éventail de sensibilités païennes est ouvert, parfois dans des directions contradictoires.
Quoi de commun entre un Nordisant strictement polythéiste et le Wiccan panthéiste et animiste que je suis ?
Au risque d'être banni de la communauté wiccane (sourire, puis soupir) je pense avoir plus d'affinités " intellectuelles " avec un chaoticien voire certains satanistes qu'avec la majorité des nordisants ou des wiccans auto-proclamés.

Pour être tombé moi même il n'y a pas si longtemps dans les travers du jugement facile et de l'exclusion, je suis bien placé pour savoir comme il est facile de s'engluer dans un communautarisme excessif, qui se charge de penser à votre place et de plaquer une vision dogmatique du bien et du mal sur les prunelles. Gloire à Eris dont les caresses acides ont rongé les œillères dont j'ai pu parfois m'affubler…

Alors fier d'être païen ? oui….parce que ce n'est pas facile tous les jours, mais décollez moi cette étiquette du front, homme d'abord, libre ensuite (enfin…presque), pour le reste on verra plus tard…"

Amorgen Dubhart

à l'approche de Samhain (31 octobre)


La nature s'endort sous les brumes fantômatiques et plânantes irisées de lune, sous le vent qui parfois se lève et se lamente. Reste cette étrange douceur et le mystère du temps suspendu, de la terre qui vient d'inspirer une dernière fois avant son sommeil d'une saison.


Bientôt Yul


Quand (enfin) le Soleil atteint le point du soltice (0° du Capricorne), les jours commencent à croître et les nuits à régresser. Les chrétiens ont décidé de placer la fête de Noël le 25 décembre non loin de ce moment, "Noël" dont le nom même est dérivé de "Yola" ou "Yöl" par lequel les peuples scandinaves et germaniques nommaient la période durant laquelle ils se livraient aux festivités de l'annonce du renouveau de la lumière. On ne s'étonne pas que la naissance du Christ, enfant de lumière, fût arbitrairement placée si près du solstice d'hiver. De lointaine tradition est restée celle de l'arbre dit "de noël" qui célèbre la nature qui ne meurt jamais en l'objet d'un arbre aux feuilles toujours vertes. C'est aussi le temps des "Saturnales" chez les latins où on célèbre Saturne (le maître du Capricorne), le dieu castré qui mangeait ses enfants, festivités furieuses et orgiaques où esclaves étaient attendus prendre virtuellement le rôle des maîtres et vice-versa. Cette fête aujourd'hui consacrée aux enfants devenus les rois en ce temps de fin d'année reste chère aux coeurs de tous les peuples de culture occidentale.


10-10-2006
quelques liens :

  • esoblogs.net : écrits hermétiques - initiez-vous à la magie des sigils
  • paganwiki.org : une base de connaissance sur les traditions païennes d'Europe sources d'inspiration des spiritualités et philosophies païennes actuelles.
  • paganguild.org : une communauté francophone parmi les peu nombreuses qui existent sur le net qui a intégré le très fameux magick-instinct où se compilent une quantité impressionnante de textes de référence comptant notamment ceux d'Austin Osman Spare, l'initiateur de l'art sigiliaque moderne. Paganguild est donc un site de référence et la Chaos Magick s'y dévoile toute nue avec l'excellent "Chaos prêt à cuire" de Phil Hine.
  • Magie des sigils : !O_O! TeknoChaman , les sigils et la cognition
  • Molvanie libre !fnord.


Pour les amateurs comme pour les professionnels de l'astrologie, la carte du ciel en mouvement constitue une précieuse source d'information. Celle-ci s'actualise d'elle-même au fur et à mesure ; il vous sufira de faire un tour chaque 12 ou 24 heures pour vous en rendre compte, en suivant tout particulièrement la course de la Lune dont la progression est la plus rapide (11 à 14° de longitude par jour).

La carte du ciel est aussi un outil précieux pour les mages qui s'en servent pour établir le temps de leurs opérations, et bien entendu aussi pour les jardiniers, lesquels s'attachent tout particulièrement à l'observation du cycle lunaire.








free music




 

Inscription

Vous devez être inscrit et identifié sur le site pour vous inscrire dans un groupe.

Membres

the-love
fabvr
Rhea
Melunos
JuanFritz
Nihil
anargay
Vanyel
frederic507
Ossian
djluc
LLLLL
camulos
Pitilutin
Elfling
Vince92
Thierry1957
nathan1974
Vitchik
Imajica
passinours33
teknochaman
Tof13
GraveyardKid
Abondent
Amandeybo
Algoine
Tiresias44
Ka-Syo
brownmamba
mikacola
tontonzig
Psyka
Jeankev
sofos
Tinig

Administrateurs